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6.4.09

AM

(Abelardo Morell)

Map of North America , 1996
Manhattan View Looking South in Large room, 1996
$1, 2002
Dictionary, 1994

Abelardo Morell

5.4.09

TV

(Tati Ville)

Durant la promotion de Mon Oncle, Tati visite les Etats-Unis, les grandes villes européennes, transit dans les aéroports et devient spectateur de l’avènement du monde moderne. Ce qui lui inspire Playtime. Souhaitant d’abord tourner dans des lieux existants, il se confronte à une réalité trop complexe à mettre en scène. Impossible de stopper l’activité de Orly, difficultés à occuper des supermarchés pendant plusieurs jours… Il décide alors de fabriquer ses propres décors, sur le plateau de Gravelle, un terrain vague de 15 000m². Il se lance dans une aventure en carton pâte, avec Eugène Roman, pendant trois ans. Nait alors une ville-studio composée d'escaliers roulants, de grands ensembles d'habitation, de bâtiments (dont les facades ne sont que des photographies) montées sur rails, de rues asphaltées, d'un parc automobile et d'une aérogare.
Ce film à failli mener Tati à la ruine, le tournage a été arrêté pendant plusieurs semaines, il a hypothéqué sa maison, les droits de Mon Oncle, Les vacances de monsieur Hulot.. Le président Pompidou lui a accordé un crédit particulier pour terminer le film. Les risques financiers considérables qu’il a pris auraient pu être amorti par la construction en dur de cette ville, revendue ensuite en lot. Mais les rêves n’ont pas de prix.

27.2.09

IC

(Intriguante Chine)

A tout ceux pour qui la Chine provoquerait la sécrétion de vagues substances chimiques cérébrales emprunt de nostalgie, et pour tout ceux qui sont intrigués par cette immense pays, la galerie Anne de Villepoix décide de prolonger l'exposition "Une Chine peut en cacher une autre" jusqu'au 7 mars. A voir.

29.1.09

BL

(Bunker Londonien)

Lorsque vous pénétrez sur la dalle du complexe de Barbican, dont certains fins membres viennent vous chercher jusque sur les trottoirs des rues pavées, c’est un paysage total de béton qui apparaît. Uniformité d’un matériau rugueux, grandes perspectives lugubres, propreté résonnante et calme inquiétant ; tout est présent pour stimuler les fantasmes d’étudiants fascinés par le totalitarisme architectural.
Peter Chamberlin, Geoffrey Powell et Christoph Bon ont conçu ces lieux entre 1965 et 1976. Les explorer, c’est se retrouver face aux dédales imaginatifs de ces trois jeunes idéalistes qui y dévoilent des déclinaisons typologiques remarquables dans un univers composé de tours et de barres ; un peuplement de maisons en bande, d’appartements en simplex, duplex, triplex, qui parfois accostent le long d’un rivage artificiel ou côtoient encore le ciel métropolitain londonien.
Le destin du Barbican, à l’instar de son centre d’arts, a été très mouvementé ; traversé par les crises idéologiques, il a été tout autant adulé que décrié. Mais il a toujours su s’adapter, sa dure coquille se métamorphosant par l’intérieur pour palier aux défauts inhérents d’un monstre enfanté en si peu de temps. Il accueille désormais dans ces 4000 logements une population en majeure partie contaminée, architectes, designers, érudits en tout genre, qui accomplissent à travers leurs actes quotidiens les rêves et les angoisses que leur environnement est capable de refléter.



Certaines illustrations proviennent du livre: Barbican, penthouse over the city de David Heathcote
©Photo Flavien Menu

8.12.08

ZO

(Zivile Operationen)

Walter Niedermayer livre une réponse extrêmement sensible sur la manière d'animer le blanc et d'imaginer le vide.